Comment optimiser ses chances d’obtenir un crédit professionnel ?

obtenir un crédit

Que vous veniez tout juste de créer votre entreprise ou que vous soyez en train de la développer, vous avez toujours besoin d’un investissement financier conséquent. C’est pourquoi, quand votre trésorerie ne suffit pas pour réaliser votre projet, vous devez recourir à un crédit professionnel. Toute entreprise existante ne peut pourtant pas y prétendre et certaines essuient un refus de la part des organismes bancaires. Comment faire pour augmenter ses chances d’obtenir un prêt professionnel ? On le découvre dans cet article !

Bien connaître le type de financement dont on a besoin

Dans l’exercice de votre activité, plusieurs raisons peuvent vous inciter à recourir à un crédit professionnel. Il existe 3 principaux types de prêts professionnels : le crédit bancaire, l’affacturage et le leasing, selon vos besoins et votre situation financière.

Le prêt bancaire

Le prêt bancaire est le plus recherché, car il s’agit d’un emprunt financier qui peut servir entre autres à l’achat de matériel informatique, achat de nouveaux locaux, de véhicules de fonction, etc. Il doit être remboursé à court, à moyen ou à long terme, de 2 à 15 ans en moyenne, une bonne raison de le choisir avec le taux le plus bas du marché possible.

Pour en trouver un parmi les offres disponibles chez les différents établissements bancaires, l’aide d’un courtier en financement s’avère souvent nécessaire, car il vous fera gagner du temps et de l’argent. Un site spécialisé en ligne peut vous aider à en savoir plus.

L’affacturage

L’affacturage est une autre solution de financement qui vous permet d’obtenir des liquidités bien avant le recouvrement de vos créances auprès de vos clients. Elle est surtout utilisée lorsque certains d’entre eux paient leurs factures avec du retard, en dépit des délais de paiement accordés.

En contractant avec un prestataire financier, le factor vous avance le montant de votre facture impayée. Vous obtenez plus tôt que prévu votre dû. Le factor prélève cependant un certain montant de commission, car c’est lui qui va dorénavant se charger de couvrir la facture impayée.

Le leasing

Le leasing est un autre type de financement qui permet de s’acheter un véhicule ou du matériel coûteux en le louant d’abord auprès de l’établissement bancaire qui a débloqué les fonds pour l’acquérir. Pendant une durée indéterminée selon les termes du contrat, vous allez le louer et une fois celui-ci arrivé à terme, vous pouvez le racheter ou continuer comme tel.

Fournir un dossier soigné et réaliste

Une fois le type de financement bien déterminé, préparez ensuite votre dossier. Encore une fois, l’aide d’un courtier en financement vous sera utile à cette étape, car ce professionnel peut vous prodiguer des conseils pertinents quant à son contenu. Il doit principalement contenir un business model et un business plan.

Un business model

Fournissez dans votre business model toutes les informations relatives à votre entreprise. Elles vont aider votre banquier ou l’établissement financier à qui vous allez soumettre votre dossier de mieux appréhender l’organisation de votre activité. Il en est de même pour le secteur dans lequel vous évoluez, propice ou non au développement de votre entreprise.

Précisez votre secteur d’activité, les services ou produits que vous vendez, votre type de clientèle, en B2C ou B2B, les moyens déployés pour les conquérir, etc. Apportez-y aussi des informations sur la concurrence existante dans le secteur, les moyens que vous utilisez pour vous différencier, vos avantages par rapport à eux, etc. Indiquez-y également l’organigramme de votre entreprise, le nombre de vos associés et collaborateurs, pour faire savoir qui s’occupe de quoi.

Un business plan

Avec l’aide du courtier que vous aurez choisi ou d’un expert-comptable, établissez un business plan solide, mais réaliste.

Ce document est vital pour votre demande de crédit professionnel, dans la mesure où il traduit en chiffres votre business model. Vous devez donc y inclure un bilan prévisionnel sur 3 ans au minimum, avec des chiffres tangibles, la garantie de votre crédibilité.

Intégrez à votre dossier un plan de trésorerie d’au moins un an. Faites de même pour un tableau de financement et un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans au moins. Avec ce document, vous prouvez votre capacité de projection financière sur plusieurs années, la raison de l’élaborer de la manière la plus correcte qui soit. Si vous ne disposez pas d’une compétence en interne pour le faire, recourez aux services d’un expert en gestion d’entreprise. Cela vous permet de gagner du temps tout en minimisant les risques de refus de votre demande de financement.

Insérez aussi dans votre dossier d’autres documents comme photocopie de carte d’identité, CV, justificatif de domicile, dernier relevé de compte bancaire, état patrimonial, Kbis, etc. Ils prouveront votre identité et celle de votre entreprise, ainsi que votre régularité par rapport à la législation en vigueur.

Disposer d’un apport personnel suffisant

L’existence d’un apport personnel augmente vos chances d’obtenir un prêt professionnel.

Comme vous l’avez fait lors de la création de votre entreprise en fournissant un capital social, vous devez justifier votre demande de crédit professionnel. De manière générale, il doit être de 30 % du montant total demandé, mais peut être en dessous ou au-dessus suivant la crédibilité de votre entreprise ou ses années d’existence.

Si l’établissement bancaire est convaincu de votre sérieux et de votre expérience pour mener à bien vos projets, il peut être enclin à diminuer votre apport personnel. Il pourra faire de même pour le taux d’intérêt global de votre emprunt.

Si vous avez des difficultés à contracter un prêt auprès d’un établissement bancaire, sachez que l’État en propose aussi aux entrepreneurs.

Cela dépend toutefois de la région d’implantation de votre entreprise et de votre situation antérieure, au moment de sa création, durant ses années de développement, etc. Des aides comme celle à taux zéro et sans garantie dédiée aux créateurs d’entreprise existent aussi. Leur montant peut être de 1 000 à 10 000 euros selon la fiabilité du dossier, une autre solution à laquelle vous pouvez prétendre. Une autre dédiée à la reprise ou à la création d’entreprises et délivrée par Pôle Emploi.